Lien court pour CE texte : https://wp.me/p38ugl-Kl
Ces vœux sont une invitation à cultiver la clarté d’esprit et le discernement, afin de savoir trancher, choisir et avancer sans se perdre dans le bruit du monde.
*** Note au lecteur : Vous pourrez entendre la lecture intégrale de ce texte faite par l’auteur pour en rendre le contenu plus accessible, agrémenté d’une atmosphère nature et reposante comme petite ambiance. ***
Le maître mot : DISCERNEMENT.
Les Fondements de la réflexion :
Nous vivons une époque saturée d’événements, de crises et de stimulations permanentes. Guerres, catastrophes climatiques, tensions économiques, bouleversements politiques, accélération de l’intelligence artificielle, médias sociaux omniprésents, algorithmes, notifications, urgence constante… Tout semble arriver en même temps, partout, sans pause. Le monde n’a jamais été aussi connecté — et pourtant, jamais aussi difficile à lire clairement.Nous évoluons de plus en plus dans un brouillard informationnel constant.
Je ne sais pas si ça vous fait ça à vous aussi, mais j’ai l’impression que tellement de choses se sont produites dans le monde juste depuis le début d’année…
Trop de messages. Trop de versions. Trop de bruit. Trop d’écrans, de vidéos, de TikTok, de catastrophes, d’influenceurs…
À force d’être exposés à tout, il devient difficile de se faire une opinion claire, de comprendre l’autre — et parfois même de se comprendre soi-même. On en oublie littéralement ce que l’on pense, ce qui est logique, jusqu’à en perdre le fil de nos propres convictions, comme si notre voix intérieure, se perdait elle-même parfois dans le vacarme ambiant des notifications….
Cette confusion ne fait pas que compliquer les choses : elle désorganise la pensée.
Elle rend indécis, multiplie les points de vue sans fondement, alimente l’hésitation et finit par paralyser le mouvement, en limitant l’ACTION.
Un peu comme lorsqu’un chevreuil est pris dans les phares d’une voiture : ce n’est pas la stupidité qui le paralyse, mais un mécanisme que l’on nomme la sidération.
Le cerveau n’a pas le temps de réfléchir : le cortex préfrontal — la partie qui analyse, planifie et décide calmement — est court-circuité, le système d’alarme primaire prend le relais et déclenche un blocus “de sécurité”.
Face à trop d’informations ou à un choc brutal, le cerveau peut se mettre en mode freeze : il se protège en gelant l’action. Vous savez, quand le prof vous posait une question au primaire, et que soudainement votre cerveau se vidait complètement… paralysé…!? Ben c’est ça le freeze. Le « Shell-Shock »
Saviez-vous qu’un terme existe pour cela ?
Le penseur militaire prussien Carl von Clausewitz a très bien défini cet état de confusion au XIXᵉ siècle en théorisant le concept du brouillard de la guerre.
Par ce terme, il désignait une réalité simple et brutale : dans une situation de combat, l’information est toujours incomplète, contradictoire, déformée par le stress, la peur, les enjeux, le bruit ambiant. Même avec les meilleurs plans, on agit presque toujours dans une semi-cécité. On perd tous nos sens, on perd le jugement.
On croit voir clair… alors qu’on avance dans une brume mouvante. Aucune prévisibilité.
Avec le temps, ce concept a quitté les champs de bataille pour entrer en psychologie, en gestion, en politique et en science cognitive. Dès que la complexité augmente, que les flux d’informations explosent et que les émotions montent, la perception se brouille. L’on confond le signal et le bruit, on sur-interprète, on réagit trop vite. Nous perdons la capacité d’analyse, et l’on projette nos peurs comme des certitudes…
Haaaa oui !! Hee bien mes petits cocos, dites-vous que et les gourous du marketing et des écrans l’ont très bien compris, en stimulant en permanence le sentiment d’URGENCE. Ils ne veulent surtout pas que vous pensiez trop.
Même en politique! Saviez-vous que c’était littéralement la stratégie de Steve Banon, le « chef stratégique » de Trump en 2017, avec son concept de “flood the zone” (inonder la zone) – qui consistait à inonder les réseaux avec tant de sujets divers, que tout l’écosystème média se bloque, engorgé.
Ils vous bombardent. On n’a pas le temps d’absorber une nouvelle qu’il y en a une autre, et une autre, et une autre qui efface la précédente, et une autre encore… c’est fou ben raide!
Dans toutes les sociétés voilà les effets de « décrochage des nouvelles », de détachement et d’individualisation qui s’observent de plus en plus… Les Âmes se perdent au fond des écrans les amis, distraits par des petits chats, gavés à la do-pa-mi-ne.
Notre époque vit dans un brouillard de la guerre informationnelle permanent.
La guerre n’est plus seulement dans une tranchée (pour l’instant) : elle est cognitive, émotionnelle, narrative. Les cerveaux sont devenus les champs de bataille.
Dans ce contexte, le discernement n’est pas un luxe intellectuel : il devient une compétence vitale.
Définition wiki : Le discernement est la faculté de reconnaître distinctement en faisant un effort des sens (vue, ouïe, etc.) ou de l’esprit, ou de tous ces éléments conjugués.
Lorsque nous avons de la difficulté à nous positionner, à choisir ou à trancher, ce n’est pas nécessairement parce que la situation est réellement complexe. C’est parfois simplement parce que la capacité de voir clair s’est dissipée.
Et il n’y a rien de plus épuisant que cette incapacité de décider.
Rien de plus stérilisant que le doute permanent, qui immobilise, fragilise et nous éloigne de notre propre élan — jusqu’à nous faire passer à côté de nos RÊVES.
L’inspiration de l’intention, s’exprimant en voeux…
Pour se préserver de ce brouillard mental qui nous paralyse, il faut d’abord développer la capacité de reconnaître la confusion lorsqu’on essaie de voir clair. Bien que cela puisse sembler banal, le simple fait de réaliser que l’on se fait aspirer dans le grand tourbillon, que l’on ne peut plus penser avec recul, c’est déjà reconnaître que l’on n’a pas tous ses moyens — et qu’il faut parfois se retirer pour se retrouver SOI.
À l’inverse, lorsque les idées sont claires, les choix deviennent étonnamment simples.
Les décisions cessent d’être un combat intérieur : elles s’imposent avec calme, presque naturellement.
La confiance suit, l’assurance et la conviction reprennent leur espace mental et émotionnel, la fluidité des idées revient — et avec elle, le mouvement. Le retour de l’ACTION.
C’est pourquoi, à la lumière de cette réflexion, mes vœux universels à chacune et chacun pour 2026 s’exprime en ces mots :
« Puissiez-vous trouver la clarté d’esprit et la lucidité nécessaires…
Pour exercer judicieusement le discernement…
Afin d’en vivre le bénéfice, qui se récolte en bon jugement…
Et par absence de doutes et de peurs irraisonnées face à l’inconnu...
Qui en résulte par une conscience limpide et confortable…
Pour juste gouverner sa vie, et se sentir en paix avec ses choix… »

Les origines de la clarté et son héritage
Explorons un peu ce concept au fil de l’humanité…
Dans de nombreuses traditions spirituelles, Dieu est associé à la lumière, à la clarté, à ce qui éclaire le chemin et rend le réel intelligible. On ne parle même pas de religions, simplement de “visions spirituelles” vieilles comme… l’humanité en fait.
Dans la plupart des croyances, la vérité n’y est pas conçue comme un mystère obscur, mais comme une révélation qui rend les choses visibles, compréhensibles et ordonnées, tandis que le mal, l’erreur, la confusion, l’illusion sont presque toujours associés à l’ombre, au voilement, à la perte de repères.
Donc chercher la clarté, exercer le discernement, c’est ainsi, d’une certaine manière, s’aligner avec ce principe universel de lumière intérieure. Non?
En littérature aussi, cette recherche de clarté, de discernement et de justesse n’est pas une invention moderne. Elle traverse les siècles, les cultures et les spiritualités. Plusieurs traditions parlent d’une clarté manifeste de Dieu, non comme un dogme, mais comme un état de conscience : une lumière intérieure qui ne se révèle qu’à l’esprit apaisé.
Déjà au XVIIᵉ siècle, bien avant nos écrans et nos flux continus, le poète Nicolas Boileau posait un diagnostic d’une étonnante modernité dans son oeuvre majeure, l’Art Poétique, qui fut précurseur du siècle des Lumières
Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Yeeepppp…..
Trois siècles plus tard, le décor a changé.
Le brouillard, lui, s’est épaissi pour l’Âme de l’Homme.
Conclusion — l’esprit S.O.U.L.
Le discernement ne promet pas un monde parfait.
Il offre mieux : la capacité de voir juste, de choisir consciemment et de rester aligné même lorsque tout s’agite autour de nous.
Appliquer le discernement, aujourd’hui, c’est ralentir quand tout accélère.
C’est trier plutôt que réagir.
C’est se retirer un instant pour mieux revenir au monde.
C’est transformer la confusion en compréhension, et l’hésitation en action juste.
Une pensée claire rend l’action possible.
Une action juste nourrit la paix intérieure.
Et une paix intérieure partagée peut, lentement mais sûrement, changer nos vies — et le monde autour de nous.C’est cela, l’esprit S.O.U.L.
La lumière de l’âme.
Le Spirit of Universal Love.
Merci pour votre lecture
Signé : votre ami, Chris
POUR ALLER ENCORE PLUS LOIN…
Pour lire PLUS de textes merveilleux sur les expériences de LA NUIT LA VIE – cliquez sur l’image
Conférence de Costa : Comment la musique vous connecte-t-elle à votre spiritualité ?
SITE WEB SOUL MONTREAL – SCANNEZ OU CLIQUEZ SUR L’IMAGE SUIVANTE
QR DE CET ARTICLE




