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Ces vœux universels pour 2026 sont une invitation à cultiver la clarté d’esprit et le discernement, afin de savoir trancher, choisir et avancer sans se perdre dans le bruit du monde.
Le maître mot pour l’année 2026 à venir, à mes yeux, sera le discernement.
Le Fondement de la réflexion :
Nous vivons une époque saturée d’événements, de crises et de stimulations permanentes. Guerres, catastrophes climatiques, tensions économiques, bouleversements politiques, accélération de l’intelligence artificielle, médias sociaux omniprésents, algorithmes, notifications, urgence constante… Tout semble arriver en même temps, partout, sans pause. Le monde n’a jamais été aussi connecté — et pourtant, jamais aussi difficile à lire clairement.Nous évoluons de plus en plus dans un brouillard informationnel constant.
Trop de messages. Trop de versions. Trop de bruit. Trop d’écrans, de vidéos, de TikTok, de catastrophes, d’influenceurs…
À force d’être exposés à tout, il devient difficile de se faire une opinion claire, de comprendre l’autre — et parfois même de se comprendre soi-même. On en oublie littéralement ce que l’on pense, ce qui est juste. On perd le fil de nos propres convictions, comme si notre voix intérieure se dissolvait dans le vacarme ambiant.
Cette confusion ne fait pas que compliquer les choses : elle désorganise.
Elle rend indécis, multiplie les points de vue sans fondement, alimente l’hésitation et finit par paralyser le mouvement, en limitant l’ACTION.
Un peu comme lorsqu’un chevreuil est pris dans les phares d’une voiture : ce n’est pas la stupidité qui le paralyse, mais un mécanisme que l’on nomme la sidération.
Le cerveau n’a pas le temps de réfléchir : le cortex préfrontal — la partie qui analyse, planifie et décide calmement — est court-circuité, le système d’alarme primitif prend le relais et déclenche un verrouillage “de sécurité”.
Face à trop d’informations ou à un choc brutal, le cerveau peut se mettre en mode freeze : il se protège en gelant l’action.
Saviez-vous qu’un terme existe pour cela ? Le penseur militaire prussien Carl von Clausewitz a très bien défini cet état de confusion au XIXᵉ siècle en théorisant le concept du brouillard de la guerre.
Il désignait une réalité simple et brutale : dans une situation de conflit réel, l’information est toujours incomplète, contradictoire, déformée par le stress, la peur, les intérêts, le bruit ambiant. Même avec les meilleurs plans, on agit presque toujours dans une semi-cécité.
On croit voir clair… alors qu’on avance dans une brume mouvante.
Avec le temps, ce concept a quitté les champs de bataille pour entrer en psychologie, en gestion, en politique et en science cognitive. Dès que la complexité augmente, que les flux d’informations explosent et que les émotions montent, la perception se brouille. On confond le signal et le bruit, on sur-interprète, on réagit trop vite. On projette nos peurs comme des vérités objectives…
et les gourous du marketing et des écrans l’ont très bien compris, en stimulant en permanence le sentiment d’URGENCE. Ils ne veulent surtout pas que vous pensiez trop.
Notre époque vit dans un brouillard de la guerre informationnelle permanent.
La guerre n’est plus seulement dans une tranchée (pour l’instant) : elle est cognitive, émotionnelle, narrative. Les cerveaux sont devenus des terrains minés. Le casque n’est plus en acier — il est en dopamine.
Dans ce contexte, le discernement n’est pas un luxe intellectuel : il devient une compétence vitale.
Lorsque nous avons de la difficulté à nous positionner, à choisir ou à trancher, ce n’est pas nécessairement parce que la situation est réellement complexe. C’est parfois simplement parce que la capacité de voir clair s’est dissipée.
Et il n’y a rien de plus épuisant que cette incapacité de décider.
Rien de plus stérilisant que le doute permanent, qui immobilise, fragilise et nous éloigne de notre propre élan — jusqu’à nous faire passer à côté de nos RÊVES.
Pour se préserver de ce brouillard mental qui nous paralyse, il faut d’abord développer la capacité de reconnaître la confusion lorsqu’on essaie de voir clair. Bien que cela puisse sembler banal, le simple fait de réaliser que l’on se fait aspirer dans le grand tourbillon, que l’on ne peut plus penser avec recul, c’est déjà reconnaître que l’on n’a pas tous ses moyens — et qu’il faut parfois se retirer pour se retrouver SOI.
À l’inverse, lorsque les idées sont claires, les choix deviennent étonnamment simples.
Les décisions cessent d’être un combat intérieur : elles s’imposent avec calme, presque naturellement.
La confiance suit, l’assurance et la conviction reprennent leur espace mental et émotionnel, la fluidité des idées revient — et avec elle, le mouvement. Le retour de l’ACTION.
C’est pourquoi, à la lumière de cette réflexion, mes vœux universels à chacune et chacun pour 2026 tiennent en peu de mots :
« retrouver la clarté d’esprit et la lucidité nécessaires pour exercer le discernement ».
Clarté, spiritualité et héritage
Explorons un peu ce concept au fil de l’humanité…
Dans de nombreuses traditions spirituelles, Dieu est associé à la lumière, à la clarté, à ce qui éclaire le chemin et rend le réel intelligible. On ne parle même pas de religions, simplement de “visions spirituelles” vieilles comme… l’humanité en fait.
Dans la plupart des croyances, la vérité n’y est pas conçue comme un mystère obscur, mais comme une révélation qui rend les choses visibles, compréhensibles et ordonnées, tandis que le mal, l’erreur, la confusion, l’illusion sont presque toujours associés à l’ombre, au voilement, à la perte de repères.
Donc chercher la clarté, exercer le discernement, c’est ainsi, d’une certaine manière, s’aligner avec ce principe universel de lumière intérieure. Non?
En littérature aussi, cette recherche de clarté, de discernement et de justesse n’est pas une invention moderne. Elle traverse les siècles, les cultures et les spiritualités. Plusieurs traditions parlent d’une clarté manifeste de Dieu, non comme un dogme, mais comme un état de conscience : une lumière intérieure qui ne se révèle qu’à l’esprit apaisé.
Déjà au XVIIᵉ siècle, bien avant nos écrans et nos flux continus, Nicolas Boileau posait un diagnostic d’une étonnante modernité dans son oeuvre majeure, l’Art Poétique, qui fut précurseur du siècle des Lumières :
Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d’un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L’expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Trois siècles plus tard, le décor a changé.
Le brouillard, lui, demeure.
Conclusion — l’esprit S.O.U.L.
Le discernement ne promet pas un monde parfait.
Il offre mieux : la capacité de voir juste, de choisir consciemment et de rester aligné même lorsque tout s’agite autour de nous.
Appliquer le discernement, aujourd’hui, c’est ralentir quand tout accélère.
C’est trier plutôt que réagir.
C’est se retirer un instant pour mieux revenir au monde.
C’est transformer la confusion en compréhension, et l’hésitation en action juste.
Une pensée claire rend l’action possible.
Une action juste nourrit la paix intérieure.
Et une paix intérieure partagée peut, lentement mais sûrement, changer nos vies — et le monde autour de nous.C’est cela, l’esprit S.O.U.L.
La lumière de l’âme.
Le Spirit of Universal Love.
Merci pour votre lecture
Signé : votre ami, Chris
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